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LA CERTIFICATION MAC - VOS QUESTIONS, NOS REPONSES ! (Retour page précédente) Plus
de Questions - Réponses (15 pages en anglais)
- MAC et la pêche au Cyanure
(anglais) 08/11/03 - Question : Qui peut auditer une entreprise Française, sachant que toute la documentation sera évidemment rédigée en Français ? Réponse de REEKEEPERS.net : Ce point est a gèrer par l'entreprise de certification (qui ne peut pas être le MAC, qui n'est que l'organisme normalisateur). Le certificateur devra trouver un traducteur ou un auditeur parlant français. Le rapport d'audit sera cependant rédigé en anglais, langue de travail officielle du MAC.
08/11/03 - Question : La norme dit que le temps de transport maximum déclaré doit être indiqué sur les emballages, et un exemple est donné à propos des exportateurs. Les détaillants doivent-ils aussi déclarer un temps de transport maximum et l'écrire quelque part lorsqu'ils vendent un organism à leur client final ? Réponse de REEKEEPERS.net : Oui. une procédure soit décrire le système d'emballage, la taille des sacs, le volume d'eau en fonction des espèces ou des groupes d'espèces, la procédure d'acclimatation, etc... et le temps de transport maximum que cela implique, que cela soit pour les clients en magasins ou ceux livrés à distance. L'information peut être donnée verbalement à un client en magasin (ex : "ces animaux ne doivent pas voyager plus de 4 heures..."), mais doit obligatoirement être écrite sur les emballages pour ce qui concerne les expéditions.
30/07/03 - Question de Fréréric P. : "Bonjour, Je travaille actuellement sur un projet de création de station d'élevage (...) J'ai parcouru votre site et également eu l'occasion de parcourir celui du MAC. Au delà des grandes considérations et des bons sentiments (que malheureusement, je partage avec vous), j'ai peur que ces initiatives n'aient qu'une portée réduite: La certification MAC ne me semble pas être suffisamment précise. On reste souvent sur des principes qui enfoncent des portes ouvertes et laisse libre champs à toutes les interprétations possibles. Par exemple, concernant le transport. Celui-ci à lui tout seul représente une part très importante du coût d'un poisson rendu à Roissy. D'où la tentation de mettre le maximum de poissons dans le minimum d'eau. Qui va dire combien de chromis viridis il faut mettre dans une boite de 15 kg pour que les poissons arrivent en bon état? 100, 200, 300? De quelle taille S, M, L? Il n'y a déjà aucun standard à ce niveau. Faut-il mettre des "chaufferettes" dans les boites pour maintenir une température acceptable dans les soutes des avions et quelle température? Tout cela reste très flou et chacun fait donc comme bon lui semble. De plus, la certification MAC représente un coût non négligeable pour chacun des intermédiaires de la chaine qui va se répercuter sur le prix final... Je ne suis pas certain que tous soient prêts à en payer le prix. (...)" Réponse de REEKEEPERS.net : Pour ce qui concerne la Certification MAC, il en est de cette certification comme des autres : Tant qu'un marché n'est pas du tout certifié, tout le monde à intérêt à ne pas se certifier : coûts supplémentaires, complications,... Mais imaginez que certains acteurs se certifient ? Par exemple, vous êtes sur un marché concurentiel, et l'un de vos concurrents affiche la qualité de ses processus et de ses animaux, démontré grace à un label (type certification MAC, mais aussi ISO 9000, ISO 14000, etc...). Que pensez vous qu'il se passe alors ? Si vous êtes client, vous achetez chez qui ? Forcément le moins cher, ou celui qui est un peu plus cher, mais dont les taux de non conformités sont tellement bas que finalement vous vous y retrouvez sur toute la ligne (temps perdus, plaintes clients, image de marque, etc...) ? Aujourd'hui, de premiers acteurs sont certifiés MAC, en asie et aux USA. Certains ont entamés la démarche en France... je vous laisse imaginer la suite... Une norme impose un résultat, pas un moyen. Ce n'est pas le MAC qui va vous expliquer combien de poissons de telle taille il faut mettre dans 15 litres d'eau. Le processus est plus subtile : Le maintien de la certification nécessite que vous amélioriez vos processus en permanence. Cela signifie que si vous mettez 300 Chromis dans 15 litres d'eau, et que 80 % meurent, vous allez avoir une non-conformité client, et que vous allez devoir vous améliorer. Donc, vous n'allez plus en envoyer que 150 dans 15 litres, et le taux de mortalité baissera à 40% (je dis ça au hasard). Si vous arrivez à envoyer X poissons dans 15 litres avec 0 décès, vous atteignez la qualité totale, et vous pouvez en plus communiquer dessus ! L'avantage, c'est que vous y perdez certes en coût de transport, mais vous gagnez en part de marché si vous vous débrouillez bien, car vos clients (distributeurs) saurons que vous travaillez clean (ce ne sont pas non plus des bouchers), et le client final verra aussi la différence lorsque les animaux tout juste déballés seront en pleine forme, et non pas couchés au fond du bac d'expo... Tout n'est pas simple, mais certains ont fait cette démarche en asie, et ils fournissent des animaux "certifiés" MAC, pour des prix décents, grace à des processus non destructifs. Certains magasins commencent à se fournir chez eux en priorité, et c'est ainsi que s'enclenche un cercle vertueux... Il y a une tendance qui naît, et elle semble inéluctable. La sensibilité environnementale du grand public croît, et s'il reste beaucoup de chemin à faire, ceux qui prendront le train dès le départ auront un net avantage sur leurs concurrents pendant probablement 5 ans. Lorsque la certification qualité (ISO 9000) est apparue en France début 90', les entreprises qui étaient les premières Certifiées ont acquis un avantage sur les autres. Rapidement, les clients ont exigé la certification ISO à leur fournisseurs, et ceux qui ne l'avaient pas ne pouvaient pas "jouer". Maintenant, il est normal d'être certifié, et ceux qui ne le sont pas sont marginalisés. En aquariophilie, le client est le Grand Public. Ses exigeances dans ce domaine sont plus légères, mais entre un meuble certifié NF et un autre pas, que prend t-il ? Qui osera parier que l'aquariophile ne préfèrera pas, dans un avenir proche, un animal issu d'un processus certifié ?
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